Le 7 janvier 2015, deux terroristes entrent dans la rédaction de Charlie Hebdo... Ce qui était alors considéré comme acquis par l'immense majorité, ne l'est plus tant que ça. Soudainement, la liberté d'expression s'avère avoir un prix... Jusque-là Cabu et Wozniak, se contentaient de comparer, et de rire des régulières lettres grossières de lecteurs mécontents concernant leurs croquis irrévérencieux. Un autre temps. Mais quatre ans auparavant, Cabu s'était déjà posé la question en publiant Peut-on (encore) rire de tout, joyeux brûlot caricatural d'une centaine de pages où l'artiste défendait l'impunité intellectuelle. Deux semaines après la tragédie, Wozniak lui répond, en dessin évidemment. Et demande " Peut-on rire du tout ? "...
Wozniak regroupe ici 35 ans d'analyses faussement naïves sur notre société et ses dérives. 35 ans de dessins et de caricatures parus dans Le Canard Enchaîné et dans Les Dossiers du Canard Enchaîné. Mais aussi 35 ans d'inédits et d'impubliables. Force est de constater que l'actualité se répète inlassablement, finalement seuls changent les noms des malchanceux qui en font la Une. Les méfaits d'hier sont toujours ceux d'aujourd'hui. Les dessins survivent à leurs événements. Des années Mitterrand à nos jours, une vision acidulée, caricaturale et encore brûlante rassemblée en une dizaine de thématiques : Immigration, Vie sociale, Religions, Guerres, Argent, Climat-Écologie, Femmes, Police-Justice, Santé-Covid...

 

dessins de WOZNIAK , texte PATRYK RYSZARD , misé en page ADELINA KULMAKHANOVA

editeur SEUIL (Beaux Livres)    parution 14/09/21



Le grand procès des animaux, de Jean-Luc Porquet, illustré par Jacek Wozniak , mise en page Adelina Kulmakhanova

Publié le par Emmanuelle Caminade

 

Fondées en 2019, Les toutes jeunes éditions du Faubourg publient peu mais bien. S'attachant à une multiplicité de genres permettant de "dire le monde dans lequel nous vivons", elles se limitent ainsi à une dizaine de livres par an se répartissant dans cinq collections (1) - auxquelles s'ajoute une "hors collection" destinée aux livres exceptionnels comme celui qui sort aujourd'hui.

 

Outre dans les œuvres à vocation zoologique, les animaux sont présents dans la littérature depuis les origines. Ils permettent en effet de caricaturer l'homme, de critiquer les égarements et les injustices de la société mais aussi d'aborder de manière plus philosophique ou même religieuse la place le l'homme dans la création.

Copieusement et délicieusement illustré, Le grand procès des animaux est une instructive et malicieuse fable animalière satirique de tonalité très théâtrale que l'on doit à deux compères du Canard enchaîné : le journaliste Jean-Luc Porquet et le dessinateur Jacek Wozniak. Un merveilleux livre de facture artisanale (au meilleur sens du terme) dont on goûte également avec bonheur l'épaisseur et la douceur du papier ivoire, la composition graphique particulièrement soignée et la belle reliure rouge cartonnée.

1) Littérature, Document, B.D., Essai, Vie pratique

 

 

Dans le préambule, l'auteur pose le cadre d'un propos se résumant essentiellement à un vaste plaidoyer pour le maintien de la biodiversité. Et qui, n'en doutons pas, s'avère avant tout "le procès animal de la domination humaine", à l'instar de cette fable médiévale orientale des Epîtres des Frères en pureté mettant en accusation l'assujettissement par l'homme des bestiaux.(2)

 

Pour parer aux critiques répétées des écologistes sur la gestion calamiteuse de la planète, Trochu, le conseiller du Président, propose à ce dernier de tenir un grand procès d'assises retransmis en direct à la télévision qui donnerait la parole aux animaux et permettrait au peuple de trancher démocratiquement la question. Les animaux en voie de disparition sélectionnés viendraient y plaider chacun leur défense : expliquer pourquoi leur espèce mérite plus qu'une autre d'être préservée. Il semblerait en effet entendu qu'on ne peut sauver tout le monde.

Le Président adhère avec enthousiasme à cette idée qu'il estime géniale et, devant le juge Notebart présidant la séance, vont ainsi défiler sept animaux représentant diverses familles et ayant pris soin de peaufiner leur plaidoirie.

Mais le procès se révèle riche en coups de théâtre. Deux intrus réussissent à se glisser dans la liste des espèces à comparaître élaborée par les experts ministériels, tandis que de nombreux autres animaux envahiront la salle à la fin de l'audience, parvenant à se faire entendre dans une joyeuse anarchie. Et ils influeront sans doute sur notre participation au jugement final en dénonçant la mascarade de ce procès. Car «sauver une poignée d'animaux et laisser disparaître les autres n'a pas grand sens»...

 

 

Dans d'alertes dialogues, Jean-Luc Porquet manie à plaisir l'insolence et l'ironie, usant d'une langue très précise et souvent spécialisée, riche de termes rares mais néanmoins évocateurs. Puisant dans une abondante bibliographie, il nous délivre ainsi avec humour des connaissances très pointues sur les animaux concernés tout en nous incitant à une réflexion globale sur les enjeux écologiques auxquels ce monde malmené par les humains est confronté.

Les sept comparutions sont ponctuées d'échanges (en italique) entre Trochu et le juge qui en commentent avec malice le déroulement. Et elles sont accompagnées et entrecoupées des nombreux petits dessins pleins de vivacité de Jacek Wozniak, d'abord en noir et blanc puis, apothéose finale, en couleur.

 

On admire les grandes vertus pédagogiques de ce livre, la légèreté rafraîchissante de ce mélange instructif et comique. Et on apprécie la magique et facétieuse simplicité des dessins qui l'illustrent, comme les qualités théâtrales manifestes d'un texte qui pourrait aisément être monté sur scène, ou même ponctuellement donner lieu à de petits sketches - notamment en milieu scolaire.

 

Un petit livre éducatif et récréatif de fière allure, s'adressant tant aux adultes qu'aux jeunes, qui me semble une excellente idée de cadeau pour les fêtes à venir.


On hésite à poser des mots sur cette musique, de peur sans doute de la flétrir et de ne pas traduire comme elle l’exige la force profonde qui en émane. Car voici une rencontre poignante en duo, une de plus pour Archie Shepp (83 ans), qui aura eu l’occasion d’en former de mémorables tout au long de son histoire : ainsi avec Dollar Brand, Joachim Kühn, Siegfried Kessler et surtout Horace Parlan. C’est avec ce dernier que celui qu’on peut présenter comme un héritier direct de John Coltrane [1] avait publié Goin’ Home en 1977, disque en forme de chef d’œuvre gorgé de negro spirituals. Cette fois, c’est avec le Texan Jason Moran, son cadet de près de quarante ans qui n’en est pas à sa première expérience en matière de duo – il a été en ce domaine un précieux partenaire de Charles Lloyd – qu’il engage une conversation en forme de brûlure, dans une célébration conjointe de l’âme humaine et des musiques traditionnelles noires américaines.

Enregistré à Paris en septembre 2017 (Jazz à la Villette) et à Mannheim en novembre 2018 (Enjoy Jazz Festival), Let My People Go est un témoignage à l’état brut, d’une nudité synonyme de vérité, magnifiquement habillé comme il se doit chez Archie Ball par le graphisme de Jacek Woźniak. C’est un saxophone dont le souffle sonne comme une prière ; c’est un piano-orchestre tout en force et retenue conjuguées ; c’est aussi une voix, celle d’Archie Shepp lui-même, qui chante. Les oreilles attentives entendront çà et là le bruit émis par tel ou tel spectateur au milieu d’un public recueilli, saisi par une émotion transmise en droite ligne par les deux musiciens, telle une flèche décochée au cœur. On ne saurait imaginer immersion plus profonde. Le programme de cette déclaration d’amour et de fierté à l’unisson fait la part belle au répertoire traditionnel (« Sometimes I Feel Like a Motherless Child », « Go Down Moses », forcément) et va chercher son inspiration du côté de quelques compositions signées Duke Ellington (« Isfahan »), Thelonious Monk (« Round Midnight ») ou par le père spirituel John Coltrane (« Wise One »). Ainsi que le souligne très bien Ashley Kahn citant un proverbe afro-américain : « L’esprit ne descendra pas sans une chanson ». Autant dire que cette succession de chants portés très haut par la connivence de nature télépathique entre deux musiciens qui parlent et pensent le même jazz, est un pur moment de bonheur et de conscience mêlés, faisant aujourd’hui écho avec beaucoup de force au récent mouvement Black Lives Matter. Respect !

par Denis Desassis // Publié le 14 février 2021







2020

MANU DIBANGO   la voix......


BIENTOT  ARCHIE SHEPP & JOACHIM KUHN (vinyle)

mise en scéne : adelinaa.eu

dessin wozniak, mise en scéne  : adelinaa.eu



        KBW

KADENZA  / BUREN / WOZNIAK & KULMAKHANOVA



2019

BOTAGOZ

le tableaux avec la laine, le projet guidee par Adelina accompagne par woz nia k....

BARCELONA



LIBRE ERE
LIBRE ERE

CERCLE DES VOISINS DE TOULOUSE
CERCLE DES VOISINS DE TOULOUSE

Compagnie Arketal
projet woz & adelinaa

paris -LA SORBONNE

PRINTEMPS de BOURGES

PARIS

ROME



2018



Bonjour,
Notre anniversaire s'est bien passé. Nous avons marché entre l'aéroport de Blagnac et le Centre de Rétention et proposé un échange entre les prisonniers du CRA et nous. Ça n'a pas été possible mais les personnes à l'intérieur du centre ont su qu'on était là et ça c'est important.
Deux  députés sont venus: Virginie Rozière (euro députée) et Michel Larive,  2 maires aussi .Ils sont tous derrière ta belle banderole.
L'homme entouré de grillage et de barbelé est  Juan Jimena, un performer et sous les grilles du centre, on apercevait les pieds des retenus.
Enfin le lendemain, le 14 octobre on s'est planté au milieu d'un petit marché d'un quartier toulousain, près de l'ancienne usine JOB, lieu de résistance mémorable aussi.
 et encore avant le 11 octobre, on avait emmené la banderole Eux C'est Nous devant l'OFII.
Michèle          

LE DAL... AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE...




3 nights with ARCHIE SHEPP

8,9,10 juin paris by night...



Projet de loi logement ELAN = DANGER !
ELAN : Évolution du Logement de l’Aménagement et du Numérique
Mobilisation dim. 27 mai
RV à 15h Métro Varennes
►marche à reculons ►charge d’élans contre la loi …


paris  8  9  10 juin